10 choses à ne jamais dire à un enfant

 

Trouvé sur le fabuleux site de:   http://lespepetesdenosenfants.wordpress.com

 

10 choses à ne jamais dire à un enfant.

Ce sont souvent des phrases que l’on prononce presque sans y penser, sans se rendre compte des ravages qu’elles peuvent faire chez l’enfant qui les entend. Alors, avant de leur faire du mal, souvent malgré nous, voici des mots qu’ils ne devraient jamais entendre !

« Tu es le plus grand, tu dois montrer l’exemple »

Etre plus grand que ses cadets donne certes quelques capacités d’avance. Mais cela ne propulse pas pour autant un enfant dans un âge adulte et responsable qui l’obligerait à atteindre une certaine forme de perfection ! Même s’il est plus grand, il est encore un enfant et doit être reconnu en tant que tel. Le « priver de bêtises » serait comme ne pas le reconnaître pour ce qu’il est… Et presque lui enlever notre reconnaissance de parents. Déjà qu’il a eu du mal à accepter son petit frère, voilà qu’en plus de lui piquer ses parents, il lui piquerait son droit à l’erreur. Trop, c’est trop !

« Ton frère, lui, a toujours été calme et gentil»

Il faut éviter absolument la comparaison entre les enfants et il est bon qu’ils sachent très tôt que leurs parents les aiment, tous différemment, mais avec autant d’intensité. Plutôt que de chercher ce que l’autre enfant a de « mieux », ne manquez jamais une occasion de mettre en valeur les capacités et les qualités de chacun.

« T’es bête ou quoi ? Ma parole, tu le fais exprès ! »

Eh bien non, Jules ne fait pas exprès de renverser pour la troisième fois de la journée son verre de Coca. Et, quand bien même, cela ne remettrait pas en cause son intelligence. Se dire que ses parents le trouvent idiot est, on l’imagine aisément, terriblement perturbant et décourageant pour un enfant.

« Mon pauvre, tu n’arriveras jamais à rien »

OK, son bulletin est désastreux et vous n’en pouvez plus de payer des cours particuliers « pour rien ». Mais tous les enfants ont besoin d’être valorisés, encouragés dans leurs apprentissages. Ils ont besoin de la confiance de leurs parents pour avancer. Leur signifier qu’ils sont nuls à vos yeux –même si vous ne le pensez pas vraiment-, c’est tout simplement leur faire baisser les bras définitivement. Au moins, là, ils auront peut-être une chance de coller à l’image que vous en avez et de moins vous décevoir ! Et puis, n’oublions pas que les notes et les barèmes de l’école ne sont en aucun cas un maître étalon absolu et que les enfants sont en perpétuel apprentissage… Un développement qui ne se fait pas de la même manière ni à la même vitesse chez tous les enfants. Alors, on bannit absolument toute dévalorisation, extrêmement toxique pour la suite.

« T’es le meilleur, mon fils ! »

A contrario, passer son temps à placer son enfant sur un piédestal a de nombreux effets pervers. Malgré son 20 en maths, Jules sait pertinemment qu’il n’est pas le meilleur de la planète et de l’univers, en tout cas pas en tout. En lui disant qu’il l’est, au mieux, il deviendra un personnage imbus de lui-même qui aura bien du mal à attirer la sympathie avec ses airs supérieurs, au pire, il se dévalorisera complètement car il ne se sentira jamais à la hauteur de la place que vous lui avez réservée, tout là-haut, là-haut ! Alors, on encourage, on félicite mais on arrête de mentir – il le sent -, et de se mentir par la même occasion. Sinon, plus dure sera la chute !

« Tu m’embêtes avec tes questions »

Eh oui, on réalise au travers des questions, très nombreuses, que nous posent les enfants, que l’on est loin d’avoir la science infuse. Alors, quand Jules nous demande pour la énième fois dans la journée pourquoi la terre tourne autour du soleil et que l’on se sent incapable de lui répondre, ça nous agace ! Mais bon, Jules aime mieux entendre que l’on ne sait pas même si ça le contrarie un peu, que l’on va vérifier ensemble, plutôt que de se faire envoyer bouler. Comment peut-il nous embêter avec ses questions puisqu’elles font partie de son développement et que nous avons une part importante à y prendre. Mes parents, ils s’en foutent de moi, alors, risque-t-il de penser. Et ça, inutile de dire que c’est ravageur !

« Tu me fais de la peine »

Boom. Jules a fait une bêtise et, au lieu de se faire gronder comme il se doit – il était prévenu, les règles sont établies, la sanction tombe -, le voilà noyé sous le poids d’une culpabilité immense. Lui qui ne cherche que l’admiration de ses parents, lui qui veut par nature leur faire plaisir, se retrouve d’un coup rendu responsable de notre chagrin, responsable de notre déception. Alors, on se reprend et on ajuste. « Je ne suis pas contente de ce que tu as fait. Nous en avions parlé, tu étais d’accord et tu n’appliques pas la règle que nous avions établie. Tu es donc puni ». Là, c’est clair, et on n’en parle plus !

« Tu es vraiment insupportable »

Non, Jules « n’est pas » insupportable, il fait parfois ou dit parfois des choses insupportables. Et la nuance est de taille ! « Ce que tu fais là me déplaît », « ce que tu dis là n’est pas gentil » : ces phrases ne remettent en question qu’un comportement ponctuel, corrigible. Mais « Tu es méchant » a des relents de jugement irréversible que Jules pourrait bien prendre à la lettre pour s’y conformer, encore une fois pour ne pas vous décevoir. Attention aux grands mots !

« Ne t’inquiète pas, tout va bien »

Faire croire à son enfant que tout va bien alors que l’on craque de partout et que l’on est au bord de la dépression, c’est non seulement lui mentir mais en outre le prendre pour un imbécile. Les enfants sentent tout, même quand ils sont bébés, et une vérité exprimée avec des mots qu’ils peuvent comprendre, même si elle est pénible à entendre, est toujours moins néfaste qu’un affreux mensonge. Alors non, tout ne va pas bien mais qu’il ne s’inquiète pas, il n’y est pour rien et vous allez vous en sortir. Le voilà rassuré !

« Ton père (ta mère) ne vaut pas un clou »

Quand on se sépare, que les rancoeurs s’accumulent, la tentation est grande de dénigrer l’autre parent. Mais signifier à un enfant que l’autre parent est nul, c’est lui signifier qu’il est lui-même à moitié nul puisqu’on était deux, avec cet autre là, pour le concevoir. En outre, c’est faire porter à cet enfant la responsabilité d’une séparation dans laquelle, inconsciemment, on lui demande de prendre parti. Il doit pouvoir se sentir libre d’aimer autant papa que maman, de ne pas choisir entre papa et maman. Dans le même registre, évitez de demander à un enfant s’il préfère papa ou maman !

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